Bezouce : Le temps du renouveau à la coopérative

 

« L’Oulivo »  … depuis 1947

De tout temps ainsi que le manifestent les armoiries de la commune et sa devise (Bezouce, par l’épée et la charrue) l’agriculture a représenté un élément à considérer pour la communauté bezouçoise.

Avec la vigne, la seconde richesse de la commune était les oliviers plantés sur les contreforts des collines entre garrigue et plaine agricole (vignes, céréales) de la Vistrenque. Ainsi que le montrent des textes anciens et plus près de nous les écrits conservés dans les archives municipales, cette activité était toutefois soumise aux caprices du temps (inondations, froids extrêmes) qui détruisaient les récoltes et parfois les arbres.

L’olivier, est une culture « au sec » (il n’y a pas encore d’irrigation) qui offre une alternative saisonnière de travail et un revenu de complément important.

Devant une production qui s’intensifie, les marchés aux olives se multiplient et Bezouce y trouve une place importante, avec un marché deux fois par semaine en période de récolte (la Place Corneliano est même jugée trop petite et doit se réaménager). Un conflit sur les prix payés par les confiseurs conduit 85 exploitants agricoles oléiculteurs à se regrouper à l’image des viticulteurs, et a concevoir un outil coopératif en 1947 avec des locaux (au fronton encore visible de nos jours au centre du village) qui en quelques années et plus de 500 000 € actuels seront à même de traiter 100 tonnes d’olives vertes. Peu après un moulin à huile verra le jour.

C’était sans compter sur le climat qui en quelques journées de février 1956 (on passe de + 11° C à parfois -20°C) vont détruire plus de 800 000 oliviers.

Il faudra ensuite attendre une dizaine d’années pour retrouver une activité irrégulière de la coopérative. Le moulin à huile est fermé et seule subsistera l’activité de confiserie jusqu’en 1980. Depuis cette période les olives des coopérateurs étaient seulement collectées, calibrées et revendues.

Changement à partir de 2014, après des années compliquées, quatre ou cinq descendants des créateurs de 1947, décident de retenter l’aventure.

En 3 années ils accomplissent : vente des locaux historiques, achat d’un terrain, construction d’un bâtiment aux normes. Depuis le 7 septembre la récolte 2017, marque du renouveau, rentre et la vieille calibreuse a repris du service.

Les cuves sont prêtes, dans peu de temps les premières olives 100% bezouçoises seront en vente dans un lieu proche.